Visioconférence et procédures judiciaires

Dans le cadre des procédures judiciaires, la visioconférence se révèle un outil exceptionnel pour améliorer l’efficacité de la justice. Mais quelles peuvent en être ses limites ?

Une décision en cours

Et si la visioconférence s’infiltrait complètement dans les procédures judiciaires ? Ceci est vraiment à l’ordre du jour, avec de nombreux débats en cours pour déterminer si les conséquences ne risquent pas d’être fâcheuses. Il y a deux volets à examiner : l’aspect confidentiel avec les respects d’un procès conforme, et l’aspect administratif. Pour ce second point, la visioconférence dans les procédures judiciaires a de quoi séduire un grand public.

Allègement de tâches administratives

En instaurant une communication virtuelle et directe entre les professionnels du droit, beaucoup de démarches s’en trouvent simplifiées : dématérialisation générale des procédures, possibilité de signature électronique, échanges électroniques et bien d’autres choses qui ralentissent le travail de la justice tout en étant incontournable. De ce côté strictement matériel, la visioconférence réduit considérablement les coûts généraux et augmentent l’efficacité de la justice qui subit les affres de l’administratif. Avec ce type de communication interne entre juges, greffiers et autres parties, la visio allège l’ensemble de ces charges lourdes et fastidieuses.

Préserver la confidentialité de l’accusé

Cependant, d’un point de vue moral, cette technique pose naturellement quelques questions. Si un échange virtuel a lieu entre un avocat et son client, comme préserver la confidentialité ? De même, si demain, l’accusé n’a plus besoin de se présenter à la barre pour son procès, que devient le face-à-face si important entre les parties ? Si la visioconférence collaborative est un atout puissant, il faut bien gérer cette technique de façon à ne pas passer par la case déshumanisation de la justice. Et c’est bien l’étude actuelle de la cour Européenne.

Publié par Elit Technologies