Les tapis traditionnels Marocains

La fabrication de tapis au Maroc n’a pas profiter de l’intérêt qu’il mérite de la part des historiens. Ibn Khaldoun, dans ses Prolégomènes, écrit à la fin du XIVe siècle, évoque à plusieurs reprises les métiers qui se pratiquaient en son temps, en particulier le lissage de tissu avec lequel il a traité en cinq lignes sans faire la moindre allusion à la moquette.

C’est seulement à la fin du XIXe et au début du XXe siècle que la littérature étrangère: français, allemand, anglais et même américains ont commencé à découvrir le tapis marocain, et de définir les différents types, indiquent leurs sites de production, sans approcher mais l’essence , leur histoire.

Les tapis marocains sont classés en deux catégories principales:

1 Les tapis de la ville se distinguent des tapis ruraux par la composition de la décoration qui est souvent floral, inspiré des tapis d’Asie mineure. Elles sont fines et denses. Leur fabrication a été limitée à Rabat-vente et Casablanca (anciennement Mediouna) et, récemment, le tapis de Fès. Quant à la technique de tissage, les tisserands utilisent l’encoche oriental appelé (de Gordiens sur deux fils de chaîne). Chaque encoche est un élément du dessin. Tous les compartiments, délimités par un contour, résultent en un changement des motifs et des couleurs.

Bandes, séparées par des listels, encadrent un champ central avec un fond rouge (garance rouge ou rouge cochenille) occupé soit par des médaillons et des motifs dans dispersées ou en quinconce, ou par un dôme central (Kobba) généralement couper dans les quatre coins par des arcs triangulaire avec degrés.

Quant à Casablanca et Médiouna tapis, ils sont caractérisés par leur domaine central de plus vaste occupée par de grands médaillons.

En outre, ces tapis sont caractérisées par une polychromie très accentué: rouge, bleu, vert, jaune, orange, noir et blanc.

2. tapis rurales se caractérisent par leurs dessins géométriques, exclusivement énoncées dans les diamants de dimensions variables. Rarement, (Marmoucha, Oulad Bou Sbaa tapis), humain ou animal de motifs se trouvent.

– Ceux de l’Atlas du Moyen-Orient, (Beni Ouaraine, Beni Alaham, Beni Sàddën, Ait youssi, sont tissés avec des laines blanches qui sont mélangés en petites quantités, laines brunes ou noires avec des touches jaunes, orange ou rouge.

– Ceux de l’ouest du Maroc (Beni M’guild, Beni M’Tir, Zayane, Ait sgouggou, Zemmour, Zaer) où les rouge domine, avec l’ocre, marron, jaune et violet. Depuis trois décennies, les collectionneurs ont dévoilé tapis qui n’ont pas été traités par P.Ricard, de Boujead.

– Ceux de Haut Atlas qui sont communément appelé ¤Glaoua¤ sont multicolore bleu, vert, orange très dense, noir et blanc.

– Ceux de Marrakech Haouz (Oulad Bou Sbaa, Hmer, Rehamna, Chiadma et attendez immour) où le rouge domine à tel point qu’elle constitue parfois la seule nuance de la moquette, sont généralement parsemé de plus ou moins ordonnée et motifs polychromes dans lequel architectures étranges sont parfois présentés, plus ou moins étranges formes humaines ou animales

– Ceux de l’est du Maroc: Beni Bon Yahi (Oujda Taourirt, dans la région de Berkane) ont un bleu, ou vert olive foncé dominante combiné avec un kermès rouges, accentué par des points orange ou jaune et blanc, les dessins sont formés par un grand réseau du diamant souvent enfermé dans un cadre de conception simple.